Bienvenue dans mon univers

Jeune Lilloise passionnée, je vous embarque avec moi pour vous faire partager mes aventures au travers de ce blog. Ici, on parlera d'accomplissement de son potentiel, de sport, d'alimentation santé, de voyage, de décoration, et de tout ce qui me rend happy !

 
  • Sunny April

Et si on parlait mode =)

Mis à jour : 21 févr. 2019


Avant toute chose, je voulais faire un petit disclaimer ou nota bene concernant cet article. En aucun cas il ne se veut moralisateur ou culpabilisant. Je suis avant tout ici pour te partager mon point de vue sur certains sujets qui me tiennent à cœur et sur lesquels j'ai moi-même été sensibilisée ces dernières années. Ne te sens donc pas offensé(e) en me lisant car je ne vise personne en particulier. J'aspire juste à un éveil des consciences sur ce sujet qui pouvait t'être totalement inconnu jusqu'ici.

Je précise également que ce post n'est pas sponsorisé, je suis encore loin de pouvoir l'être malheureusement :D



L'idée de ce post m'est venue à l'achat de cette petite merveille que je porte sur la photo ci-dessus. Il s'agit d'une robe de la marque People Tree que j'ai trouvée sur le site Asos, que toute bonne shoppeuse (ou shoppeur!) doit connaître (je t'ai ajouté en lien hypertexte l'accès direct au site où tu pourras la voir sous un meilleur angle que sur ma photo, car il faut en convenir, je suis loin d'être une tapeuse de poses professionnelle :P).

J'ai particulièrement craqué sur la délicatesse des broderies faites main présentes au niveau de la poitrine et des bras. Elles apportent le "ce qu'il faut de raffinement" à cette petite robe on ne peut plus simple.


Je te rassure, cet article ne va pas tourner autour de mes derniers achats mode. Cette robe est le seul que j'ai effectué depuis une éternité soit dit en passant. Je ne suis plus la shoppeuse compulsive que j'étais il y a quelques années et je vais t'expliquer pourquoi. Je voulais juste m'attarder sur la marque de cette robe, People Tree, que j'affectionne tout particulièrement.

Une très belle éthique se cache derrière. Il s'agit d'une marque d'origine anglaise, pionnière dans la mode dite "responsable".

Je l'ai découverte dans le documentaire "The true cost" ("le véritable prix") que tu dois peut-être connaître (ou pas) et qui traite de l'envers du décor de l'industrie mode et textile dans le monde. Son visionnage a été un véritable choc pour moi et a totalement changé le regard et la relation que je portais sur les vêtements et la mode en générale.


La "fast fashion"


Ou mode éphémère en bon français. En as-tu déjà entendu parler? En ce qui me concerne, non. En tout cas pas avant le visionnage de ce documentaire. Tu l'auras compris, c'est le topic principal qui y est abordé. Mais pourquoi ce terme?

N'as-tu jamais remarqué que les collections dans les boutiques type Zara, H&M, Mango, Primark... changeaient très régulièrement? En moyenne, une collection dure 1 à 2 semaines. Elle est ensuite remplacée dans la foulée par une nouvelle. Ce qui évidemment t'incite à acheter dans les plus brefs délais la dernière pièce qui te fait de l’œil.


Si tu es curieux(se) et que tu as déjà jeté un œil sur l'étiquette de tes vêtements, sans surprise, tu as dû remarquer que la plupart étaient produits dans des pays en voie de développement tels que l'Inde, la Chine, le Bangladesh ou encore le Cambodge.


Mais à quel prix? Quels sont les véritables enjeux qui se cachent derrière cette industrie?


Des impacts humains colossaux


Ceci n'est plus un secret, le prix des vêtements a littéralement chuté ces dernières décennies, car la majorité des entreprises délocalisent pour une histoire de coût et pour maximiser leur profit. Le prix le plus bas est recherché.

Ces sous-traitants sont ainsi mis en concurrence par ces entreprises et se voient obligés de constamment baisser leurs tarifs.

De fait, inutile de faire tout un topo sur les conditions de travail inhumaines des ouvriers.


En 2013, un immeuble insalubre, le Rana Plaza au Bangladesh, s'effondre littéralement, faisant plus de mille morts. Hommes, femmes et enfants. Ces employés travaillaient pour de grandes enseignes citées précédemment (Zara, H&M, primark...) et avaient remonté à de nombreuses reprises l'insalubrité des lieux à leur direction, sans réaction de sa part.


L'effondrement du Rana Plaza en 2013

Afin de ne pas heurter la sensibilité de mes lecteurs, j'évite délibérément de montrer des photos de cadavres sous les décombres, ou de blessés amputés. Mais ces images sont disponibles dans le documentaire, que je t'invite fortement à visionner.


Ce qu'il faut également savoir, c'est que ce renouvellement constant de l'offre textile instaure une pression colossale sur les épaules des sous-traitants dans ces pays du tiers-monde. Travailler plus pour produire plus, pour qu'on achète plus. Le profit au détriment de l'humain. Encore et toujours.


Des impacts environnementaux dramatiques


Autant pouvait-on se douter que les impacts humains étaient catastrophiques, mais j'étais loin de m'imaginer que l'écologie était à ce point touchée par l'industrie textile.

Cette dernière est la deuxième industrie la plus polluante au monde après l'industrie pétrolière :

  • la culture du coton, matière première la plus utilisée et qui est majoritairement génétiquement modifiée, induit une pollution des sols conséquente de par les pesticides utilisés,

  • le traitement du cuir dans les tanneries en Inde pollue les eaux, notamment le Gange, en y déversant entre autres du chrome.

Cette pollution engendre elle-même des répercussions sanitaires désastreuses et létales sur les agriculteurs et les populations vivant aux alentours : cancers, tumeurs au cerveau, retard de développement mental chez les enfants, handicaps physiques et autres horreurs...


Une habitante du Pendjab vivant non loin d'une tannerie...

A cela, il faut ajouter la quantité faramineuse de vêtements que l'on "jette" ou "donne" à des associations type "relais" ou "croix rouge".

Il faut savoir que seule une très petite quantité est revendue dans des magasins d'occasion ou donnée à des nécessiteux. La grande majorité est envoyée dans d'autres pays en développement, tels que Haïti, où ils partent à l'enfouissement et se retrouvent amassés en trop grande quantité et contribuent ainsi à l'appauvrissement de la culture locale (et induisent une pollution par la même occasion car non biodégradables!)


Quelles alternatives?


Il en existe de multiples je te rassure. La plus radicale serait un boycott pur et simple de toutes les enseignes de la fast fashion. Cependant, je comprends parfaitement que pour certains budgets, cette solution peut s'avérer inenvisageable étant donné les prix attractifs qu'elles proposent.

Il suffit simplement d'être plus vigilent sur l'origine des articles.

Par exemple, Zara propose de nombreux produits manufacturés en Europe (Portugal, Espagne et Europe de l'Est) que je privilégie.

J'ai par contre boycotté tous les produits made in China, Bangladesh, Inde, Cambodge et autres pays du tiers-monde. Je ne supporte plus de porter sur moi la souffrance d'innocentes personnes.


Se tourner vers les vêtements d'occasion est aussi une excellente solution, économique et écologique.

Enfin, il existe de plus en plus de marques éthiques et éco-responsables, telles que People Tree, qui rémunèrent et traitent leurs employés de façon décente et honorable. Alors certes le coût est plus onéreux, mais la qualité est au rendez-vous.


Et pose-toi aussi les bonnes questions : as-tu vraiment besoin de tous ces vêtements? si ta garde robe déborde (comme c'était encore mon cas l'année dernière), portes-tu tous tes vêtements ou as-tu toujours ce sentiment de n'avoir rien à te mettre?

Est-ce qu'acheter de façon compulsive des vêtements te rend plus heureux sur le long terme?

On nous pousse à la surconsommation dans tous les aspects de notre vie en nous promettant que le matériel nous apportera le bonheur. Alors qu'en parallèle, cet abîme en nous que l'on cherche à combler ne cesse de se creuser...


Le mot de la fin


Consommer en conscience. Voilà ce que j'essaie d'adopter, et ce, dans tous les aspects de ma vie. J'aime beaucoup cette légende amérindienne racontée par Pierre Rabhi :


Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "
Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

Chacun à sa part de responsabilité.


Merci d'avoir pris le temps de me lire :D


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